Poème d’espoir Nelson Mandela le patriarche!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Afrique mon Afrique

Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de I` esclavage
L`esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l’humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
Blanches et fanées
C`est I` Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté.


 

Au congo 

 
Mon bébé sur le dos

Je vais chercher de l'eau

Au fond du Marigot

 Sur mes cheveux nattés

J'ai posé un panier

Plein de coeurs de palmiers.

Au soleil il fait chaud

mon bébé sur le dos

Dans mon pagne indigo.

 


 

Midi

Voici que l’air s’immobilise
Comme du lait caillé
Au fond d’une calebasse
Pas une aile d’oiseau
Pas une aile de pigeon battant l’air
La cigale a délaissé l’archet de son violon

Aucune cadence du pilon, de Kumba
Ô femme pas une graine de mil
Concassé sur ton van

Midi tu me fais peur
Tu as éparpillé tes braises
La femme Djinn assise
A l’ombre tresse les cheveux de ses compagnes
Femme Djinn à l’affût d’un imprudent

Midi tu me fais peur
Voici que l’air s’immobilise
Comme du lait caillé
Au fond d’une calebasse

Cheik Aliou Ndao


 

 

Léopold Sédar Senghor  Femme noire


Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est     
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains
de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.


 

 

Pensées et proverbes des sages d'Afrique
 «Si tu regardes ton enfant, tu verras ses questions avant de les entendre.» (Proverbe Sérère) 
«Le poulailler reste un palais doré pour le coq, malgré la puanteur des lieux.» — Côte d'Ivoire
«Aussi haut qu'un oiseau vole, il finit par se poser.»
«Le poisson a confiance en l'eau et c'est dans l'eau qu'il est cuisiné»- Burkina Faso
«Le temps est une lime qui travaille sans bruit»- Algérie
«On entend le fracas des arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse» —Touareg
«Ce n’est pas le jour de la chasse qu’il faut élever un chien»- Niger
«Même à sec, la rivière garde son nom»
«Celui qui désire la pluie doit aussi accepter la boue»- Malawi
«C'est avec l'eau du corps qu'on tire celle du puits.»—Nigeria
«Quand on a un marteau dans la tête, on voit tous les problèmes sous la forme d'un clou.»
 «C'est la cendre que l'on croit éteinte qui brûle la maison.»
«Un jeune qui a beaucoup voyagé est plus agé qu'un vieux qui est toujours resté au village.» — Fang Gabon)
«Des mots plaisants tirent le serpent hors de son trou.» — Swahili 
«Tous les chats fouillent dans les poubelles. Mais seuls les chats imprudents tombent dedans.» (Peul, Sénégal)
«Celui qui peut mettre un oeuf dans une bouteille peut aussi l'en retirer.» —Tchad
«Quand on se noie, on s'accroche à tout, même au serpent.» — Cameroun
«En toute chose, il faut considérer la fin.» — Algérie

 

«Si tu sors de la forêt en même temps que le buffle, sache monter à l'arbre.» — République centrafricaine

«La calebasse d'un chanceux pousse toujours dans les broussailles.» pays bamiléké, Cameroun
«Quand le canari se casse sur ta tête, il faut en profiter pour te laver.» Burkina Faso
«Le bœuf ne se vante pas de sa force devant l'éléphant.»
«Là où le cœur est, les pieds n'hésitent pas à y aller.» Togo
«La pierre lancée avec bonté ne siffle jamais.»
«Lorsque tu offres un pagne à ta belle-mère, ne lui pas que c'est que c'est pour couvrir ses fesses.» — Guinée
«Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin.» Gabon
Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin.
«Celui qui est vêtu avec le bien d'autrui est en réalité nu.» — Algérie
«De longues lianes ne suffisent pas pour construire une case, il en faut aussi des courtes pour parfaire les angles.»— Cameroun
«Celui qui te devance d'une nuit te devance d'une ruse.»— Maroc
«Une pirogue n’est jamais trop grande pour chavirer.»
«Qui crache en l'air doit s'attendre à recevoir des crachats sur le visage.»— Côte d'Ivoire
«Si quelqu'un fait semblant de mourir, il faut faire semblant de l'enterrer.» — RDC
«Le zébu maigre n'est pas léché par ses congénères.» — Madagascar
«Celui qui cherche à trop comprendre s'expose à mourir d'indignation.» — Algérie
-Si tu te tapes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide.» — Togo

«Si tu vois une tortue posée sur un mur, c'est qu'on l'a posée là.» — Cameroun
«Le bout de bois a beau rester dans l'eau, il ne deviendra jamais caïman.»
«Le soleil n'ignore pas un village parce qu’il est petit.»
«Même le poisson qui vit dans l’eau a toujours soif.»
«Mieux vaut un vieux lion rassasié au pouvoir qu'un jeune lion affamé.»
«Les prières du poulet n’atteignent pas le faucon.»
«Le grain de maïs a toujours tort devant une poule.» — Bénin
«Si tu lèches la langue du lion, il te dévore.» — Massaï
«Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement
«Ne repousse pas du pied la pirogue qui t’a déposé sur la berge.»
«Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.»
«L'ombre du zèbre n'a pas de rayures.»
«Ce n'est pas parce qu'il n'y a plus de chien au village que le chasseur va mettre des grelots au chat pour le remplacer» — Fang (Gabon)
«Il ne faut pas parler du crocodile tant qu'on n'a pas fini de traverser la rivière.» — Congo
«Quelle que soit la durée d'un arbre dans l'eau, il ne deviendra jamais poisson.»
«Il ne faut pas laisser sa tête aux poux.» — Bamiléké (ouest du Cameroun)
«Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien; si tu possèdes peu, donne ton cœur.»
«La langue qui fourche fait plus mal que le pied qui trébuche.»
« L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli.»
«Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.»

«Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.»
«Bouche de miel, cœur de fiel.» — Touareg




Poème de Sam

Le gospel ?

Le GOSPEL est avant tout
Un chant vécu à plusieurs,
Un vécu chanté en chœur,
Un chœur, un soliste, c’est tout ?

Non, et si nous en parlions ?
Que contient son contenu ?
DIEU dans une forme d’expression,
DIEU vivant dans nos vécus.

Des louanges chantées à DIEU.
Louanges destinées aux frères.
Frères et sœurs, ce que DIEU veut.

Des louanges pour faire surgir,
L’énergie qui est en nous.
De DIEU pour nous réunir.

Ces chants développent l’énergie,
Que DIEU aimerait en nous.
DIEU… puisse t’elle être notre vie ?

DIEU serait-il maître chanteur ?
Ou chef de chœur par l’un d’entre nous représenté ?
DIEU merci pour ces instants de bonheurs
http://www.editionsmelonic.com/Poeme/Amitie/2010/1009-gospel.htm




Une carte postale /BURKINA-FASO

Tu m’enverras une carte postale, De la douceur des eaux,
De la chaleur des lumières ! Ici,
Le Soleil
Fera place à la Lune, La Lune
Au nuage, Le nuage
À la nuit,
Envoie-moi une carte postale !
Tu m’enverras cette lumière des nuits, Des profonds cratères des Vésuves !
Tu m’enverras ce diamant des ténèbres,
De la froideur des Igloos ! Ici,
Le Soleil

Fera place à la Lune, La Lune
Au nuage, Le nuage À la nuit,
Envoie-moi une carte postale !

 

Frédéric Pacéré TITINGA
Refrains sous le Sahel
 Éd it io n s L’ Ha rm a t t a n , 1976




Savoir

 

Papa, tu me diras
Pourquoi des enfants ici sont sans logis et moi dans un palais.
Tu me diras d’où viennent les fous, les mendiants, les sans-travail. Tu me diras pourquoi il y a des pauvres et des riches.
Tu me diras la différence entre les garibous* et            
moi. Tu me diras pourquoi tu es né dans la paillote de campagne.
Tu me diras comment est la campagne et comment est l’Afrique. Oui, savoir !
Je dois tout savoir, car je vais à l’école.

 

*garibou : enfant chapardeur

 

Augustin-Soudé COULIBALY

La fontaine aux masques
Les Nouvelles Éditions Africaines, 1976

 

Sahara

 

Sahara
Mamelles de sable
Qui portent les caresses Des caravanes
Sahara
Mamelles de sable Qui enveloppent La tiédeur des nuits
Bleues

 

Armand  BALIMA
Voiles marines
Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1979




CAMEROUN

L’homme qui te ressemble

J’ai frappé à ta porte J’ai frappé à ton cœur pour avoir bon lit pour avoir bon feu
pourquoi me repousser ?
Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander si je suis d’Afrique
si je suis d’Amérique
si je suis d’Europe ? Ouvre-moi, mon frère… !

Pourquoi me demander la longueur de mon nez l’épaisseur de ma bouche la couleur de ma peau
et le nom de mes dieux ? Ouvre-moi, mon frère… !

Je ne suis pas un noir Je ne suis pas un rouge Je ne suis pas un jaune Je ne suis pas un blanc
mais je ne suis qu’un homme
Ouvre-moi, mon frère… !

Ouvre-moi ta porte Ouvre-moi ton cœur Car je suis un homme
l’homme de tous les temps l’homme de tous les cieux l’homme qui te ressemble !...

 

René PHILOMBÉ

 Peti tes go u t tes de c ha n t po ur c rée r l’ ho m me
Éditions Semences Africaines, 1977

 


 

Tout petit petit

Petit petit tout petit petit où vas-tu de ce pas

Petit petit tout petit où cours-tu comme ça
petit petit tout petit petit où est partie maman

Petit petit tout petit que devient papa
et pourquoi pleures-tu et pourquoi ne ris-tu pas
Pourquoi ton ventre est-il gros comme ça qu’as-tu avalé dis-le moi
une goyave ou un crapaud

petit petit tout petit garçon viens avec moi à la maison
j’ai encore sur la claie un peu de poisson nous mangerons assis à califourchon
sur des caisses comme deux petits polissons

petit petit tout petit ami
viens avec moi chasser les fourmis
qui font mourir les légumes dans mon jardin où poussent oranges corosols et plantains

petit petit tout petit frangin viens avec moi à la maison
nous chanterons de belles chansons
en rangeant des hameçons
qui demain serviront sans façons
à la pêche en chantant des chansons

 

ÉPALÉ-NDIKA
La Mort en silence
Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1980



NIGER

Les animaux du musée

Après la panthère qui était en colère, j’ai vu le python,
la girafe, le gorille et la paon.

Puis j’ai vu le caïman et j’ai crié :
— Maman !
mais quand j’ai vu la hyène,
vraiment j’ai bien ri !

Cette voleuse de chèvres a de drôles de lèvres !
sa bouche gourmande est pleine de viande !
oh ! qu’elle est vilaine !

Le toucan
  1. Salut, toucan !
  2. Salut à toi !
  3. Le marché est-il bon ?
  1. Pourquoi pas ?

Tant qu’il y a des criquets
des vers de terre, des termites ailés, le marché
est toujours bon !

 

Issaka Soumaïla KARANTA
Harandan
Institut Culturel Africain et Nouvelles Éditions Africaines, 1976


SÉNÉGAL

Crépuscule

Mes villages ont peur de l’ombre Mais l’ombre les prévient
Avant de les habiller de nuit

Une mère avive le tison pâle Un enfant ramène les chèvres Un père bénit le soir hésitant
Et l’ombre mord un pan du village
Si doucement que la peur s’estompe

 

Bonne nuit villages d’Afrique.
Malick FALL
Reliefs
Éditions Présence Africaine, 1964

 


 

Pirogue

 

Tolli Tolli
Vogue ma pirogue.
Tolli Tolli
Vogue dans l'océan.
Sa voile est une palme,
Un balai lui sert de rame.

 

Tolli, Tolli
Vogue ma pirogue. J'irai vers la Chine,
L'Amérique latine et Jérusalem. J'irai partout dans le monde
Où il faut semer la paix.

 

Vogue ma pirogue, Tolli, Tolli,
Ma pirogue sans haine, Ma pirogue sans chaîne Où je voudrais voir
Tous les enfants du monde.

 

Mbaye Gana KÉBÉ
Rondes


Les Nouvelles Éditions Africaines, 1979


La main de maman

 

Ouvre ta main, maman. Papa m'a dit qu'elle contient Tous les secrets du monde.

 

Pourquoi la lune
Ne descend-elle pas éclairer notre case?

 

Dans quel pays se trouve-t-elle, la nuit Quand elle n'est pas chez nous?

 

Fatou Sow NDIAYE
Takam-Takam, Devine, mon enfant, devine!
Les Nouvelles Éditions Africaines, 1981


 

TOGO

Vois-tu dans le ciel

Vois-tu dans le ciel tout bleu, Majolie ces étoiles
ces milliers d'étoiles qui dansent et brillent?
Elles dansent et brillent pour toi
Elles sont comme les milliers
et les milliers d'yeux des Anges du Ciel
qui te regardent et qui t'aiment
Et qui sont heureux parce que tu es heureuse et belle.

Yves-Emmanuel DOGBÉ Morne Soliloque  Éditions Akpagnon, 1982



Berceuse

Togolo, mon enfant chéri, Ne pleure pas cette nuit.
Ta voix, de mauvais esprits te la prendront Aussitôt qu'ils l'entendront.

La jolie feuille est tombée Et la chèvre l'a mangée.
Que la chèvre sur l'arbre monte Cueillir une autre feuille verte!

Dors, Togolo, mon enfant chéri, Dans les bras de ton père.
Ta maman, bien loin est partie; Elle ne reviendra que ce soir.

La jolie feuille est tombée Et la chèvre l'a mangée.
Que la chèvre sur l'arbre monte Cueillir une autre feuille verte!

Benoît Mensah GNAMEY
Anthologie de la poésie togolaise par Yves-Emmanuel DOGBÉ
Éditions Akpagnon, 1980


 

L'oiseau bleu

Il est tout bleu L'oiseau bleu
Il est bleu du bec Bleu des plumes Et bleu des yeux, L'oiseau bleu
Il déploie ses ailes
Deux petits éventails bleus puis
Comme un léger papillon bleu Il voltige dans le bleu azuré
Du ciel de mon imagination.

Toussaint Cossy GUENOU

Anthologie de la poésie togolaise par Yves-Emmanuel DOGBÉ
Éditions Akpagnon, 1980



Tu m'as regardée /ZAÏRE (CONGO) <>

Tu m'as regardée
Et ton regard plein d'amour
A souri
Dans le mien

 

Tu m'as tendu Ton bras
Ton bras droit  Comblé de promesses

 

Et ton regard s'est fondu Dans mon regard
Et tes bras m'ont enveloppée D'un long pagne d'espoirs.

 

Élisabeth-Françoise MWEYA
Remous de feuilles
Éditions du Mont Noir, 1971


 



Est-il une musique plus douce?

Est-il une musique plus douce Pour nous endormir que l'amour? Les feuilles d'arbres caressent
Le rossignol solitaire
Qui transperce le cri du vent De son chant merveilleux
Mais pour se reposer, elles ont besoin De la douceur de la nuit.

 

Kama KAMANDA
Les Résignations
Association des Écrivains Africains, 1986


Poème à mon frère blanc

Cher frère blanc, Quand je suis né, j'étais noir, Quand j'ai grandi, j'étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc, Quand tu es né, tu étais rose, Quand tu as grandi, tu étais blanc, Quand tu vas au soleil, tu es rouge, Quand tu as froid, tu es bleu, Quand tu as peur, tu es vert, Quand tu es malade, tu es jaune, Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l'homme de couleur ?

Léopold SEDAR SENGHOR (1906 - 2001)
Homme politique et écrivain sénégalais. Président de la république du Sénégal de 1960 à 1980.

A publié des essais où il définit la notion de "négritude" et des recueils de poèmes (Éthiopiques 1956 - Nocturnes 1961)

 

 

Léopold Sédar Senghor est un poète, écrivain et homme politique sénégalais, né à Joal, au Sénégal, et mort en France. Il a été le premier président du Sénégal et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.

Sa poésie essentiellement symboliste, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs il approfondira le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire, en la définissant ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ». Article Wikipedia